Le corps expression vivante du langage émotionnel Il est nécessaire pour établir une véritable relation entre le corps et nos émotions d’apprendre à décrypter ses codes, à identifier ses symptômes. Les symptômes physiques nous avertissent d’un mal être, d’un déséquilibre, ils sont des indicateurs de direction. Ils sont là pour signaler que quelque chose ne va pas. Il y a un désaccord entre mes pensées, mes sentiments et mes actes. Ils mettent en évidence une souffrance intérieure que je n’ai pas encore reconnue. Pour beaucoup d’entre nous, il est évident de faire la relation entre le corps et les émotions. Il y a aujourd’hui une riche littérature à ce sujet. Les personnes qui s’y intéressent connaissent la signification de leurs problématiques. La symbolique émotionnelle ou les raisons de leurs difficultés. Toutes ces connaissances ont permis de mieux comprendre. Mais comprendre ne suffit pas. Je constate fréquemment à quel point la personne comprend et reconnaît les différentes facettes de son problème, elle sait. Mais avec sa tête… Chaque fois que nous ressentons quelque chose qui nous procure un état affectif nous sommes dans l’émotionnel. Chaque inquiétude, énervement, colère, impuissance et bien d’autres, sont des émotions. Elles se vivent à l’intérieur, souvent au niveau du cœur ou du plexus solaire, nos émotions peuvent provoquer toutes sortes de symptômes physiques comme de l’angoisse, des palpitations, des douleurs d’estomac et des tensions. Ces états émotionnels c’est le corps qui le manifestent. Comme cette date d’une cinquantaine d’années qui vient consulter pour un kyste important à son sein gauche. Son médecin traitant l’encourage alors que le kyste est bénin à une intervention chirurgicale. Et maintenant abordons les stratégies de survie Puis un jour, face à un choc, à un diagnostic accablant, à une rupture ou un événement inattendu et douloureux, quand la personne est confronté à une réalité qui la dépasse totalement, elle laisse tomber le masque. J’ai souvent entendu lors de mes consultations que j’étais leur dernier recours, l’ultime requête, une lueur d’espoir… Tant de croyances nous pénalisent. Nous avons tellement appris à les occulter, les renier. Le réflexe premier de l’être humain confronté à une problématique est toujours le même. Après avoir encaissé le choc, ressenti un profond sentiment d’impuissance, il va par sa volonté organiser une stratégie de défense, de lutte, de combat. Dans la douleur, nous ne voyons que deux possibilités, réflexes instinctifs et universels Lorsque nous luttons ou subissons nos émotions ou nos symptômes physiques, nous ne faisons que perpétuer des mécanismes de censure et d’agressions envers nous-même. De ce fait, nous restons conditionnés par un enchaînement de causes à effets reproduisant indéfiniment les mêmes schémas répétitifs. Je suis à chaque fois tellement attristée quand j’entends les jugements terribles que nous portons envers nous-mêmes. Aucune circonstance atténuante, un auto-sabotage en règle. Ou nous nous laissons totalement submerger et n’avons aucune possibilité de recul, nous sommes noyés, en hyper sensibilité, chagrin, dépression, frustration, colère etc…. Une partie de nous avance ainsi pour plaire à notre entourage, pour être accepté, parce qu’enfant, nous avons appris à retenir nos émotions pour se conformer aux attentes des adultes, pour apprendre une attitude digne et sociable.D’autres se sont rebellés, et au fil du temps deviennent des personnes distantes, froides, détachées. On les juge comme des individus insensibles. Nous avons mis des masques, pour sauver la face, il est important d’en prendre conscience. De se rappeler que ce sont des stratégies de survie qui nous viennent de l’enfance. Voyons ensemble le lieu entre le passé et ses conséquences dans le présent Lors des consultations ou formations, je demande toujours à un moment donné, quel est le souhait ou le vœu le plus important que la personne aimerai voir se réaliser. Que chacun de nous aspire à retrouver un équilibre, une stabilité. Dans cet axe central, reliant le cœur et la pensée, l’être humain peut choisir une perspective de transformation qui n’est ni subir ni lutter. Aujourd’hui, je suis la résultante de mon passé. J’ai une histoire, un vécu. Si je me traite d’incapable, de nulle s’installe en moi un sentiment d’impuissance et de peine. Le passé non digéré, non désamorcé demeure présent. Tant que nous restons avec des émotions négatives liées au passé, nous souffrons. Nos blessures saignent encore Dans un premier temps, il est important de se donner un système de connaissance qui soutient toute démarche intérieure. La première place pour transformer nos difficultés en possibilité d’évolution, est dans la compréhension. Tout mon vécu de petite fille, d’enfant blessé est inscrit dans mon cœur et moi, la femme adulte d’aujourd’hui, je me laisse toucher par cette enfant si triste, si seule. Chacun de nous a sa propre histoire, elles ne sont pas toutes difficiles et douloureuses. Par contre chaque histoire comporte sa part de souffrances.Je vous propose une manière de prendre soin du passé en allant rencontrer notre enfant intérieur En chaque personnalité habite un enfant! La toute première rencontre avec mon enfant intérieur m’a procuré une vive émotion. Je l’ai vu assise toute seule sur un petit banc d’école, dans un vestiaire sombre et désert. Elle se blottissait contre les manteaux pour éviter d’être découverte. Figée, totalement perdue et démunie. Elle a cinq ou six ans. Sa seule faute est d’être trop timide, toujours crochée aux basques de sa grande sœur, alors la religieuse de l’école enfantine pour lui apprendre l'autonomie (grand précepte de l’époque) lui inflige une séparation forcée, dehors…. A l’écart. Seule De cette expérience j’en garde encore aujourd’hui la peur d’être séparée, l’ennui et les différentes dépendances, notamment affectives qui en résultent…. J’ai vu qu’avec un véritable sentiment de respect, de dignité et d’amour, je pouvais ouvrir mes bras symboliquement, mais surtout ressentir toute la tendresse que j’ai pour cette petite fille et donc tout le potentiel d’amour disponible dans mon cœur de grande… En accordant une attention douce et bienveillante, l’adulte que je suis et mon enfant intérieur peuvent entamé un dialogue, une relation qui se renforce chaque jour. J’aime garder chaud ce lien, je l’entretiens. Au début j’ai mis une certaine distance entre elle et moi, pour ne pas l’effrayer, pour respecter sa peur. Je ne suis plus cette enfant, mais cet enfant vit en moi. En prendre conscience c’est lui donner une place dans ma vie, dans mon cœur. Elle est chère à mes yeux. J’ai compris la responsabilité que j’ai de prendre soin de moi….avec douceur, bienveillance. Chaque geste de bienveillance et de tendresse est un acte de guérison La tendresse est une des merveilleuses aptitudes qui nous rappelle notre véritable identité, celle nous vient d’un monde où le langage du cœur est universel, j’y reconnais mon héritage d’être spirituel…. Je m ‘y ressource. Nous avons un potentiel extraordinaire en nous, et chaque être vivant souhaite le découvrir… Fermez les yeux. Laissez vous attendrir par ce que l’enfant vit. Sans jugement, avec compassion et tendresse. Laissez vous toucher, vous l’adulte d’aujourd’hui par le désarroi, la détresse ou la peur de cet enfant. Dites lui ; enfin je te retrouve… enfin je te vois. Faites-vous confiance, apprenez à découvrir votre propre potentiel, vos ressources inexploitées, apprenez à devenir tendre, sensible, c’est accessible à tous, le langage du cœur est à la portée de chacun.. La confiance en soi se révèle avec la compassion et l’acceptation de ce que je suis. J’ai souffert, je souffre encore…mais aujourd’hui, je sais que je peux m’offrir une nouvelle chance, nous pouvons nous l’offrir, celle d’être en charge de notre vie, de nos émotions et de notre corps. Nous pouvons apprendre à reconnaître nos blessures, y prendre soin et nous réconcilier avec notre passé. Je peux par choix, sortir de mon rôle de victime ou de bourreau. Je vis souvent ce moment extraordinaire, inoubliable où la personne qui j’accompagne se laisse toucher par sa propre tendresse, par ce jus doux et chaud du cœur, et à chaque fois, c’est un véritable petit miracle. Le don de guérison, chacun en est dépositaire. J’ai fait ce choix pour moi, mon mari et nos quatre enfants, le choix d’être une femme en marche, debout encore souvent fragile et vulnérable mais de plus en plus capable dans les moments difficiles de rester proche de mon cœur…. Avec une intention, une pensée vivante du cœur, je crée chaque jour, une possibilité d’être en accord avec moi-même, consciente de mes pensées, sentiments et actions. Je prends soin mes émotions. J’écoute les messages de mon corps, ce fidèle compagnon de route. Le corps nécessite des soins et des traitements. Je le confie à des personnes compétentes qui peuvent m’aider à le soigner. Par contre, mes émotions, mon âme, cette partie de moi intime et secrète, j’en suis seule garante. Je suis la gardienne de l’ambiance de mon cœur, moi seule est accès à cet espace sacré. Chaque jour j’entends davantage la petite musique de mon cœur. Parfois elle est dissonante, je perçois des désaccords, alors je corrige, je m’entraîne avec persévérance et patience à installer une mélodie toujours plus harmonieuse. Cette petite mélodie du cœur qui vibre dans mon âme m'initie à la méditation, à cette présence à soi qui m'invite à être… La santé exige plus que d’avaler mécaniquement des pilules prescrites par le médecin. Conserver ou retrouver la santé implique une auto-transformation, à une introspection qui m’amèneront à des découvertes qui changeront ma vie. Je comprends le sens de la difficulté ou de la souffrance. Je sais aujourd’hui que ce sont de merveilleuses opportunités de transformation. C’est par son humanité que l’homme se libère. A partir de cet apprentissage, la noblesse du cœur se dégage et l’être entre en alchimie de reconstruction par la tendresse, la compassion et le respect. Je ressens le lien profond qui m’unit à ma petite Christiane et celui qui m’unit à mes proches. J’en connais la valeur. Ce que j’ai de plus précieux à mes yeux, se vit dans mon cœur. L’apprentissage de cette méthode est accessible à toute personne désireuse d’améliorer son Tout est en nous ! Nous avons les outils, utilisons-les! En conclusion, à chaque fois que je choisis une pensée vivante alliée à une qualité de cœur, quand mes intentions sont élevées, mes actes bienveillants, j’active l’énergie vivifiante, source de transformation et de guérison. le véritable choix s'apprend...le cadeau en est la liberté |